Le piratage comme action politique?

The language hackers and geeks frequently invoke to describe themselves or formulate political claims includes words and expressions like freedom, free speech, privacy, the individual, and meritocracy

Gabriella Coleman, Hackers Politics and publics

Et comment se concrétise cette vision des hackers en politique? Par la liberté d’expression, de participation, mais surtout en misant sur l’immense pouvoir de faire de l’individu. C’est selon l’article de Coleman ce qu’on retrouve dans le discours d’un mouvement comme Anonymous (et aussi Wikileaks) qui défend le droit à l’expression anonyme et prends des actions politiques en ce sens.

Coleman souligne aussi que la culture hacker en une de participation et qu’Anonymous en est un exemple éloquent. La plupart de leurs actions ne requièrent pas de profondes compétences techniques et quand des compétences sont requises, des membres experts s’assurent de transmettre les connaissances aux autres.

Cette idée d’une forme de piratage comme action politique se retrouve dans le concept de Liquide Democracy un un prototype démocratique ou chaque individu peut choisir soit une fonction passive ou une fonction active de délégué. Dans les systèmes actuels, seuls les représentants désignés ou élus par un système peuvent agir. Dans les articles du Journal of Liquid Democracy, on utilise un logiciel, LiquidFeedback’s, qui a été adopté par le Parti Pirate et permet d’exercer son rôle de délégué.

 

Liquid-demo-delegation

Figure 1: The four phases of LiquidFeedback’s proposition development and decision making process

Comment arriver à ce type de démocratie? Il faut d’abord réduire les barrières à la participation, ainsi les coûts pour devenir délégué seraient minime et le processus facile à accomplir. En redonnant à l’individu le pouvoir d’être délégué sur des questions précises, sans que cela demande un investissement énorme, c’est en quelque sorte l’idéal libertarien (celui des hackers, épris du pouvoir individuel exercé dans l’anonymat) qui resurgit.

Le logiciel LiquidFeedback semble offrir ces conditions minimales pour une démocratie simplifiée et le cas de Martin Haase, professeur, mais surtout un des membres les plus influents du Parti Pirate (l’article a été écrit en 2012, mais Haase occupe toujours cette fonction.

Lectures cours 13, Piracy as politics :

  • Dyer-Witheford, N. (2007). Hegemony or Multitude? Two Versions of Radical Democracy on the Net. In L. Dahlberg & E. Siapera (Eds.), Radical Democracy and the Internet: Interrogating Theory and Practice (pp. 191–206). New York: Palgrave Macmillan.

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